Cataracte et maladies oculaires

Cataracte et maladies oculaires : quels traitements possibles ?

 

La cataracte peut être associée à d’autres maladies oculaires. Est-ce que cela a une incidence sur l’opération de la cataracte ? Quels traitements sont possibles ?

 

La cataracte et les corps flottants :

Il est  possible après une chirurgie de cataracte bien conduite d’observer des corps flottants car après l’opération, une quantité plus importante de lumière pénètre dans l’œil. Ces rayons peuvent amplifier la perception des corps flottants (taches noirs) qui deviennent alors d’avantages visibles. Ils peuvent donner l’impression que la chirurgie de la cataracte est la cause des corps flottant. En fait l’extraction du cristallin révèle un problème qu’il y avait déja.

De façon exceptionnelle des petits fragments de cristallin peuvent se détacher et passer dans le vitrée. Des corps flottants peuvent alors être perçu. Ces fragments sont résorbés en quelques moi, ce qui fait disparaitre le phénomène de mouches volantes.

Il en est de même après le traitement d’une cataracte secondaire avec laser Yag. La réalisation du laser yag peut entrainer le détachement de particules de la capsule et de ce fait la formation de corps flottants. La gène peut diminuer dans le temps. Dans certain cas le laser yag doit être compléter afin de détruire les particules de capsule restantes.

 

 

La cataracte et la DMLA (Dégénérescence Maculaire liée à l’âge) :

 

Ces deux pathologies témoignent également du vieillissement de l’œil. Comme la baisse de la vision est présente dans les deux affections, il est parfois difficile de déterminer si la mauvaise vision provient de l’une, de l’autre ou de l’association  des problèmes rétiniens et de la cataracte. L’opération de la cataracte permet d’améliorer la vision dans son ensemble (contrastes, reliefs et couleurs), mais n’apporte pas toujours d’amélioration en terme d’acuité visuelle.

En plus de l’amélioration de la fonction visuelle entrainée par la chirurgie de la cataracte, le suivi sera meilleur. En effet, le fond d’œil sera mieux visible après l’opération. Il permettra donc de mieux suivre l’évolution de la dmla , qu’elle soit sèche ou humide. De plus l’acuité visuelle mesurée permettra d’évaluer au mieux la fonction rétinienne.

Il n’y a, à ce jour, aucune preuve que l’opération de la cataracte aggrave la DMLA. Certaines études ont montrées qu’après un an, l’acuité visuelle était meilleure dans le groupe des opérés par rapport au groupe non opéré. En aucun cas, l’existence d’une DMLA ne vient compliquer le geste chirurgical réalisé. La présence dune dmla sèche ou humide contre indique toute fois la mise en place d’un implant multifocal.

 

 

La cataracte et le kératocône :

 

Dans le cas du kératocône, la cataracte peut survenir suite à une greffe de la cornée et d’un traitement prolongé par corticoïdes. Le traitement chirurgical de la cataracte après greffe de cornée ne pose pas habituellement  de problèmes majeurs.

 

La cataracte et la myopie forte :

La myopie forte peut être un facteur favorisant la cataracte. Dans la majorité des cas, la cataracte apparaît vers l’âge de 65 ans. Associée à la myopie forte, elle peut survenir de manière plus précoce. L’opération de la cataracte, par la mise en place d’un implant remplaçant le cristallin naturel, permettra de corriger la myopie forte.

 

Il n’est pas nécessaire d’attendre le stade évolué de la cataracte pour opérer le patient myope fort. Par ailleurs, le gain visuel obtenu en terme d’acuité visuelle pourra permettre de reprendre les activités normales, sans le port de lunettes.

Néanmoins, cette technique présente l’inconvénient de rendre l’œil presbyte, mais ce trouble est de moindre importance comparé à une myopie forte. Afin d’éviter la presbytie, le chirurgien peut procéder à la mise en place d’une lentille multifocale qui permettra de retrouver une bonne vision de loin et de près, ou par la technique dite de la « bascule » (monovision).

Il est à noter qu’en cas de myopie forte, il existe un risque accrue de décollement de la rétine. Ce risque nécessite donc une surveillance rétinienne tous les ans. Les lésions de la rétine et particulièrement de la macula, souvent associées à la myopie forte, peuvent parfois empêcher une bonne récupération de la vision après la chirurgie de la cataracte.

 

La cataracte et le glaucome :

Le glaucome est presque toujours associé à une augmentation de la tension oculaire. Il peut être un facteur pouvant faire survenir une cataracte. A l’inverse, la cataracte peut contribuer à aggraver le glaucome en augmentant les chiffres de la pression oculaire. L’extraction du cristallin améliore nettement les chiffres de la tension intraoculaire.

Dans le cas de la présence d’une cataracte et d’un glaucome, il est possible de réaliser une opération combinée glaucome-cataracte, mais cela n’est pas recommandé. En effet, il est préférable d’opérer en premier lieu la cataracte, puis quelques semaines après, le glaucome afin de garantir l’efficacité de l’intervention pour les deux pathologies. La récupération visuelle après l’opération de la cataracte dépendra ainsi  du stade d’avancement du glaucome. L’extraction du cristallin aura de plus l’avantage de suivre au mieux l’évolution du glaucome. En effet, les lésions du nerf optique seront mieux visibles, le champ visuel plus facile à interpréter et à contrôler.

 

La cataracte et le décollement de la rétine :

L’apparition d’une cataracte peut être provoqué par un décollement de rétine lorsque celui-ci n’a pas été opéré à temps. L’opération d’un décollement peut expliquer la survenue de la cataracte. Il en est de même lors de l’utilisation de corticoïdes, d’huiles de silicone, ou d’un tamponnement avec gaz, . Elle peut arriver dans les jours, les mois ou les années qui suivent.
Lorsque la cataracte est blanche, la rétine n’est pas visible. Il est donc nécessaire de réaliser une échographie. Elle portera sur la recherche d’un décollement de rétine ou la présence d’un corps étranger intraoculaire.

 

La cataracte et le strabisme :

Le strabisme est une déviation permanente d’un œil, qui convergent ou divergent. Chez l’enfant, il peut être la conséquence d’une mauvaise vision (amblyopie). La cataracte peut être en cause. Elle doit être dépister systématiquement en cas de strabisme du nourrisson et chez le nouveaux né. Il s’agit  dans ce cas d’une urgence.
Chez l’adulte, les deux pathologies peuvent coexister sans lien apparent. Il convient d’opérer tout d’abord la cataracte puis dans un second temps, le strabisme.

 

(mis à jour le 26 mai 2017)