Technique par le laser Femtoseconde : le presbylasik

Chirurgie au laser Femtoseconde : le PRESBYLASIK

Le recours au presbylasik est un choix mûri qui nécessite de définir avec le chirurgien un cahier des charges précis afin de déterminer vos besoins et attentes.

L’indication du presbylasik dépend de nombreux critères tels que l’âge, la présence ou non d’une autre pathologie associée (myopie, hypermétropie, astigmatisme),  les activités quotidiennes pratiquées (sport, métier professionnel), l’importance de la dépendance aux lunettes… L’ensemble de ces éléments nécessite une bonne communication et une bonne compréhension entre praticiens et patients.

Avant la chirurgie, un examen complet des yeux est réalisé afin d’éliminer les contres indications. Cela passe par la mesure de l’acuité visuelle, un examen à la lampe à fente, un fond d’œilune microscopie spéculaire et un examen de la réfraction oculaire.

 

 

Qui sont les candidats à l’opération de la presbytie par Presbylasik?

  • Individus presbytes ayant entre 40 et 55 ans, avec une accommodation résiduelle
  • La présence d’un astigmatisme jusqu’à 5 dioptries
  • La cornée ne doit pas être trop fine
  • Le patient doit accepter l’éventualité d’un retraitement dans le cas où il y a une sur ou sous correction ou une difficulté à supporter la multifocalité
  • Le jeu pupillaire doit être suffisant
  • L’œil doit être sain, sans pathologie cornéenne ni rétinienne. La cataracte est une contre-indication
  • L’œil doit être opéré avec un lasik afin de préserver la sphéricité induite par le laser

Si une hypermétropie est associée, elle ne doit pas être supérieure à 4 dioptries. Dans ce cas, il sera préférable de choisir la technique par implant plutôt que le presbylasik. Si la myopie ne peut être corrigée par laser, l’implant est là aussi, la seule solution.

Avant l’opération, des instructions spécifiques sont communiquées, une ordonnance est remise pour l’instillation d’un collyre antiseptique quelques jours avant l’opération.

 

 

Comment se passe l’opération ?

 

L’opération de la presbytie par presbylaik se réalise sous anesthésie locale et dure environ 30 minutes, sans hospitalisation. Il s’agit de la même procédure qu’avec le lasik au laser femtoseconde.
Un anneau de succion est placé au contact de l’œil afin de le rendre immobile. Malgré une impression de pression, cette action est indolore. Un volet cornéen est ensuite réalisé avec le laser Femtoseconde. Suite à cela, le volet est soulevé et le laser Excimer est appliqué pour modifier la forme de la cornée. La précision du laser est de 4 microns soit 4 millièmes de millimètre. La profondeur de la découpe est calibrée entre 90 et 120 microns. Ce calibrage permet de s’adapter à l’épaisseur de la cornée. Cette phase ne dure que quelques secondes. Le volet est ensuite remis en place.

Des coques de protection sont ensuite placées devant les yeux afin d’éviter tout contact. Elles sont gardées la journée et la nuit qui suit l’opération.

 

 

Quelles sont les suites opératoires ?

 

Suite à l’opération, le patient peut regagner son domicile dans l’heure qui suit, de préférence accompagné. Des troubles tels qu’une sensation de grain de sable, des larmoiements, des brûlures, une gêne à la lumière, les yeux rouges, peuvent apparaître. Tous ces symptômes disparaissent le lendemain de l’opération. Une sensation de sécheresse peut persister, l’instillation de collyres pendant plusieurs semaines permettra de diminuer cet effet.
En termes de vision, dès le lendemain de l’opération, la vision de près est nettement améliorée. La vision de loin peut être floue et fluctuante mais cela disparaît après quelques jours. L’opération du deuxième œil, quelques semaines après, viendra parfaire les résultats.

Quels sont les inconvénients ?

  • Le port d’une correction optique peut être nécessaire pour la vision de près en cas de mauvais éclairage ou pour la conduite. La presbytie étant une pathologie évolutive, le port d’une correction optique se révélera nécessaire pour la vision de près après plusieurs années
  • La vision de loin peut être moins bonne qu’avant l’opération avec ou sans lunettes
  • L’apparition d’aberrations optiques peut avoir lieu notamment durant la nuit, ou le jour par une sensation d’éblouissement et de halos de lumières, ce qui dégrade la qualité d’image. Ces effets ont tendance à disparaître avec le temps.

La stabilité de l’opération est lente : entre trois et six mois.

Les résultats sont très satisfaisants chez l’hypermétrope. Cependant, ils sont plus aléatoires chez les myopes et les emmétropes. Un traitement par laser Excimer sur surface est moins efficace qu’avec le Laser Femtoseconde compte tenu des risques d’altération de la qualité de vision, de régression et de la lenteur de récupération. La monovision sur un œil et le principe de multifocalité de l’autre œil potentialisent les résultats obtenus.

 

Les complication suivantes peuvent survenir suite à l’opération :

 

Certains troubles peuvent être dus à une déformation de la cornée, un mauvais centrage du traitement laser ou du volet, l’apparition de plis au niveau du volet, un déplacement du volet par frottement ou encore la prolifération de cellules sous le volet.
Si une douleur au niveau de l’œil est ressentie et que la vision baisse alors trois possibilités peuvent être envisagées :

  • Inflammation de la cornée : cela peut survenir dans les deux premières semaines suivant l’opération. Il s’agit d’une réaction d’hypersensibilité à des composants issus des larmes ou de la flore microbienne de la surface de l’œil. L’acuité visuelle est habituellement conservée mais une impression de «voile» peut être ressentie, ce qui limite la vision. Un traitement par instillation de gouttes de cortisone pendant une à deux semaines peut être prescrit. Dans les formes les plus sévères, l’acuité est limitée par l’intensité de la réaction inflammatoire ce qui peut nécessiter une nouvelle intervention.
  • Infection de la cornée : elle peut entraîner la formation d’un abcès de cornée et d’une cicatrice qui gêne la vision. Le traitement préventif passe par le respect des procédures d’hygiène au bloc opératoire.
  • Invasion épithéliale de l’interface : Les cellules superficielles de la cornée (épithélium cornéen) peuvent s’insinuer entre la lamelle cornéenne de surface et la cornée traitée par le laser. Cette cicatrisation anormale peut être responsable de la formation d’opacité et d’un astigmatisme irrégulier. Elle peut nécessiter une intervention afin de nettoyer l’interface située entre les deux feuillets. L’invasion épithéliale est plus fréquente après reprise chirurgicale (retouche).

 

Ces risques sont beaucoup moins fréquents voir inexistants grâce à l’utilisation de la technique « tous lasers » par laser Femtoseconde.

 

(mis à jour le 25 septembre 2018 AH)