Le Pentacam

Le pentacam est fréquemment utilisé en chirurgie réfractive.  Il permet d’obtenir des informations précises sur la géométrie du segment antérieur de l’œil comprenant la cornée, l’iris et le cristallin.

 

Visualisation d’un examen pentacam

Le Pentacam est muni d’une caméra rotative Scheimpflug. Il donne des images tridimensionnelles (25 000 points d’élévation réelle permettant une visualisation 3D) et un tableau matriciel des faces antérieures et postérieures de la cornée, de l’iris et du cristallin. Deux secondes seulement sont nécessaires pour générer une image complète du segment antérieur de l’œil. L’examen du Pentacam calcule  l’angle irido-cornéen. Cette étude permet donc d’obtenir les données relatives, au volume et la profondeur de la chambre antérieure. Enfin, une fonction densitométrique permet d’obtenir une évaluation quantitative du cristallin.

 

 

La vue générale d’un examen contient les informations suivantes :

• Les données du patient.

• La position de la caméra et de la fente lumineuse pour chaque image Scheimpflug.

• L’image scheimpflug et densitométrie: L’image scheimpflug est affichée. Sur cette image apparaît une ligne verticale pointillée blanche. La courbe de densitométrie le long de cette image est affichée sous forme d’un graphique vert et indique le degré d’opacité du cristallin.

• La représentation tridimensionnelle : La représentation tridimensionnelle des surfaces principales du segment antérieur est affichée, c’est-à-dire les faces antérieures et postérieures de la cornée, l’iris et la face antérieure du cristallin.

• La valeur kératométrique : Les rayons de courbures centraux de la cornée, l’astigmatisme et l’axe correspondant ainsi que l’excentricité sont affichés. L’excentricité moyenne et le diamètre pupillaire moyen sont aussi indiqués.

• L’analyse de la chambre antérieure : L’épaisseur cornéenne et de la chambre antérieure y sont représentées. L’analyse de la chambre antérieure comprend les données suivantes:

– Centre pupillaire.

– Pachymétrie de la cornée au centre de la pupille : Coordonnées du centre pupillaire par rapport à l’apex cornéen.

– Pachymétrie minimale: Plus petite valeur de pachymétrie de toute la cornée et ses coordonnées par rapport à l’apex cornéen.

Le volume de la chambre antérieure est délimité par la face postérieure de la cornée, l’iris ainsi que le cristallin. La profondeur est calculée à la partie verticale de l’apex et est mesurée à partir de l’endothélium jusqu’à la face antérieure du cristallin.

• Les cartes de pachymétrie et de topographies : Des cartes de topographie et de pachymétrie sont affichées pour une visualisation et une analyse rapide. Ces informations sur la cornée sont données sous forme de cartes colorées. Toutes ces cartes sont centrées sur l’apex cornéen. L’apex est défini comme la portion de la cornée ayant un gradient mathématique égal à zéro.

• L’échelle de couleur : L’échelle de couleur indique l’équivalence entre les couleurs de la cartographie ainsi que les valeurs numériques.

• La pression intraoculaire corrigée :
Facteurs KPD : Le facteur kKPD est calculé entre les anneaux de diamètre 0,8 mm et 1,6 mm autour de l’apex et donne une indication de l’influence de la face postérieure de la cornée sur la carte de puissance cornéenne. Les valeurs inférieures à 0,5 dioptries sont en général normales, une valeur supérieure à 0,5 dioptries indique une cornée anormale, c’est-à-dire par exemple, ayant subi une chirurgie PKR ou lasik ou bien porteuse d’un kératocône.

L’angle irido cornéen est calculé à partir du modèle 3D.

• Le diamètre pupillaire : Le diamètre pupillaire indiqué est la valeur moyenne obtenue pendant toute la durée de l’acquisition.

• Épaisseur du cristallin : Épaisseur du cristallin à la verticale de l’apex de la cornée.

• Qualité de l’examen : Une fenêtre indique les paramètres d’évaluation et d’indices caractérisant la qualité de l’examen.

• La face antérieure et postérieure de la cornée. L’air est analysé. Elle indique la portion d’air analysé de la face en antérieur de la cornée par rapport à la surface totale réelle de cette face.

• Données valides. Ce facteur prend en compte l’environnement lumineux lors de l’acquisition. Si cette valeur est faible, il faut vérifier les conditions d’éclairage de la pièce.

• Les segment perdus. Cette valeur évalue le nombre d’images scheimpflug qui ne peuvent pas être analysées en raison d’un clignement du patient.

• Les segments perdus adjacents. Cette valeur évalue le nombre d’images scheimpflug successivess qui ne peuvent pas être analysées en raison d’un clignement du patient

• Déviation modèle 3D. Une fois le calcul du modèle 3D de la face antérieure de la cornée effectuée, les données d’élévation du modèle sont vérifiées. S’il existe une déviation entre ces données et celles provenant du calcul lissé du modèle 3D un facteur de déviation est alors calculé.

• L’alignement:
– Alignement XY. Ce facteur évalue le bon alignement sur l’œil du patient.
– Alignement Z.
Ce facteur considère la distance séparant le pentacam de l’œil du patient

• Les mouvements de l’œil. Les mouvements de l’œil du patient durant l’examen sont enregistrés et analysés. La valeur obtenue est élevée si le patient ne fixe pas correctement ou perd la fixation en cours d’acquisition. Cela peut être dû à une réfraction très mauvaise, un manque de coopération ou encore un nystagmus.

 

 

 Cartes colorées du pentacam

Des cartes colorées plein écran peuvent être réalisées avec plusieurs options d’affichage.

La pachymétrie

L’épaisseur de la cornée est représentée sous forme de carte colorée indiquant les variations d’épaisseur sur la surface du limbe aux limbes.

L’épaisseur en un point donné peut être affichée en cliquant avec le bouton gauche de la souris à l’endroit désiré. La valeur numérique apparaît en micromètre tandis que deux petits traits noirs indiquent sur les axes gradués, la position du point.

Le contour de la pupille apparaît sous forme d’une ligne noire et blanche. La croix blanche marque le centre de la pupille.
Une échelle colorée peut indiquer l’équivalence entre les couleurs et les valeurs numériques.

Pachymétrie relatif

Cette cartographie fait appel à une banque de données de cartes de pachymétrie d’yeux considérés comme normaux. Une carte pachymétrique de référence a été calculée à partir de ces données, puis normalisée en ramenant la valeur la plus faible (correspond à la pachymétrie la plus fine) à zéro.

La carte de pachymétrie du patient est, elle aussi, normalisée mais différente. En effet, au lieu de ramener la valeur la plus faible à zéro, les valeurs de la carte sont modifiées d’une valeur constante choisie de manière à ce que la somme des différences de valeur en tout point entre la carte normalisée du patient et la carte de référence normalisée, soit la plus petite possible.

Cette « adaptation au mieux », favorise la périphérie de la cornée au détriment du centre, ce qui entraîne des déviations plus importantes au centre, permettant une détection plus précoce des anomalies.

L’étape suivante est appelée « adaptation flottante ». Elle minimise la déviation globale entre les deux cartes en les plaçant l’une par rapport à l’autre de manière optimisée. La carte de pachymétrie relative affiche la soustraction point à point entre la carte normalisée du patient et la carte de références normalisées.

Le contour de la pupille est marqué par une ligne pointillée noire et blanche. La croix blanche indique la position du centre pupillaire. Il est possible d’afficher un marqueur au point de pachymétrie relatif la plus petite, à partir du menu optionnel d’affichage.

Chaque point peut être sélectionné et évalué individuellement. Sa valeur de pachymétrie relative exprimée en micron mètre, ainsi que ses coordonnées, apparaissent alors.

L’échelle colorée située à droite de la carte indique la correspondance entre les valeurs absolues et les valeurs de pachymétrie relative.

 

Topographie

Les topographies des faces antérieures et postérieures de la cornée, du limbe aux limbes, apparaissent sous forme de cartes colorées. Cette représentation contribue à l’analyse globale des différents rayons de courbure.

• Valeurs kératomètriques

Les deux méridiens principaux sont déterminés sur l’anneau de 3 mm. Par définition, les deux axes sont toujours à 90° l’un de l’autre. Leur orientation est indiquée sur un diagramme.

• Rayon de courbure

Rayon de courbure tangentielle : le rayon de courbure tangentielle et le rayon de courbure réelle de la cornée au point mesuré. En mode tangentiel, les irrégularités géométriques de la cornée apparaissent de manière plus prononcées.
Rayon de courbure sagittale : Le rayon de courbure sagittale est équivalent à la distance entre le point mesuré et le point situé à l’intersection de la perpendiculaire à la tangente à la cour avec l’axe de la cornée.
En mode sagittale, le rayon de courbure dépend de la pente du point mesuré. La position de l’axe optique entre aussi en compte. Cette visualisation est plutôt représentative de l’influence de la forme cornéenne sur l’acuité visuelle du patient.

• Topographie de la face antérieure de la cornée

La topographie de la face antérieure de la cornée est calculée sur la surface entière de celle-ci. Les variations de couleur donnent un aperçu de la variation du rayon de courbure de la cornée. Celle-ci est exprimée en millimètres ou en dioptries.

• Topographie de la face postérieure de la cornée

La topographie de la cornée est calculée sur la surface entière, du limbe au limbe. Le calcul est basé sur le modèle oculaire de Gullstrand. Les valeurs de la face postérieure sont négatives à cause de la variation négative de l’indice de réfraction entre la cornée et l’humeur aqueuse. Suivant l’option choisie, cette carte représente le rayon sagittal ou le rayon tangentiel.

 

Données d’élévation

Le pentacam mesure des données d’élévation. Il en déduit un modèle mathématique tridimensionnel. Toutes les autres informations découlent de ce modèle.

L’utilisation des données d’élévation apporte les avantages suivants :

• Les données d’élévation donnent une représentation plus précise de la forme réelle de la surface cornéenne car elles sont indépendantes de toute taxe d’orientation ou de position,
• Les données d’élévation donnent une représentation plus précise de la forme réelle de la surface cornéenne car en un même point, il n’existe qu’une seule valeur d’élévation.

Le pentacam offre les avantages suivants :

• Les données d’élévation, utilisées pour la localisation de l’apex d’un kératocône, donnent des résultats beaucoup plus précis que ceux obtenus à partir d’une carte sagittale ou tangentielle,
• Généralement, il existe une différence de localisation des points après un traitement de chirurgie réfractive, qui rend le comparatif des cartes pré et post opératoires traditionnelles sujettes à caution,
• Les données d’élévation contiennent un grand nombre d’informations qui ne sont accessibles qu’à travers des calculs supplémentaires,
• Les données d’élévation peuvent servir à définir des standards indépendants de l’appareil utilisé,
• Les données d’élévation sont relativement insensibles aux artéfacts dues à une mauvaise fixation, source éventuelles de pseudo kératocône.

Les données d’élévation peuvent être exprimées en valeur absolue ou relative. Le pentacam propose une représentation de ces données.

La différence en élévation entre la cornée et un corps de référence peut être soit positive soit négative :

• Négative : le point mesuré est situé en dessous du point correspondant du corps de référence,
• Positive : le point mesuré est situé au-dessus du point correspondant du corps de référence.

Les surfaces de référence

Les données d’élévation sont en général représentées en valeur relative calculée par rapport à une surface de référence. Le pentacam a donné le choix entre trois types de surfaces et de types de positionnements de la cornée par rapport à cette surface. La cornée et la surface de référence peuvent soit coïncider en apex, soit être positionnées en mode flottant.

La représentation en mode flottant signifie que la surface de référence n’est pas fixée à la cornée en apex mais se positionne de façon à ce que la somme des distances séparant la cornée de la surface de référence soit la plus petite possible et que ces distances soient les plus homogènes possible. Cette représentation à des avantages et des inconvénients :

• L’avantage est la minimisation du décentrement.
• L’inconvénient, par exemple dans le cadre d’un kératocône débutant, et que la minimisation du décentrement rende la détection du kératocône plus difficile.

Le pentacam propose trois surfaces de référence :

– Un ellipsoïde de révolution : le pentacam choisit le rayon de courbure central moyen et l’excentricité cornéenne comme paramètres par défaut. Le rayon le plus plat est noté « rp » et le rayon le plus cambré « rc ». L’avantage de cette surface est sa bonne adéquation aux cornées dites normales.

– Un corps de référence torique : le pentacam choisit les rayons de courbure centraux et l’excentricité comme paramètres par défaut. L’avantage de cette surface est sa bonne adéquation aux cornées astigmates.

– Une sphère best fit : le pentacam choisit un rayon de courbure de manière à ce que la sphère coïncide au mieux avec la cornée.

Les paramètres de chaque surface peuvent être changés manuellement.

Généralement, l’excentricité de la cornée est positive car les rayons de courbures centraux sont plus cambrés qu’en périphérie. Cependant, l’excentricité de la face postérieure est négative car les rayons de courbure sont plus plats au centre qu’en périphérie. Chaque point de la carte d’élévation peut être affiché individuellement.

Applications de la carte d’élévation

La méthode conventionnelle de représentation d’un kératocône au moyen des rayons de courbure sagittaux et tangentiels est sujette à des distorsions artificielles. Par exemple, il n’est pas rare d’obtenir un positionnement inexact de l’apex du cône. Des résultats cliniques comparés à des images fluo montrent que les images basées sur les données d’élévation sont plus précises. L’apex du cône est toujours localisé au sommet du bombement de la ligne de contour.

Carte d’élévation de la face antérieure et postérieure

Elle est représentée par rapport à une sphère de référence. L’excentricité et le rayon de courbure de la surface de référence peuvent être modifiés manuellement.

Carte de puissance cornéenne réelle

La carte de puissance cornéenne réelle tient compte des conditions optiques réelles de la totalité de la cornée. Les topographes à mire de Placido utilisent un indice de réfraction moyen de 1,3375 pour calculer la puissance réfractive de la cornée. Cet indice de réfraction est une valeur approximative qui ne tient pas compte de la face postérieure de la cornée.

Tant que la cornée est régulière, cette approximation donne de bons résultats de puissance réfractive de la face antérieure. Dans le cas de cornée hors normes comme après une chirurgie réfractive, ou bien dans le cadre d’un kératocône ou d’un fort astigmatisme, le calcul n’est plus valable.

Le pentacam mesure les deux faces de la cornée et les utilise pour calculer la puissance.

Tout d’abord, les valeurs respectives de la face antérieure sont calculées en utilisant la différence d’indice entre l’indice de l’air et l’indice de réfraction du tissu cornéen. Puis, les valeurs respectives de la face postérieure sont calculées en utilisant la différence d’indice entre l’indice de réfraction du tissu cornéen et l’indice des milieux aqueux.

Les valeurs affichées sur la carte de puissance cornéenne réelle sont les sommes des valeurs respectives de surface. Ceci permet d’obtenir un calcul correct de la puissance réfractive réelle de la cornée et donc de la carte de puissance réelle.
Les rayons de courbure sont entièrement indépendants des valeurs réfractives.

Différence de puissance réelle vs sagittale

La carte de différence de puissance réelle vs sagittale est la différence entre la carte de puissance cornéenne réelle et la carte de puissance sagittale de la face antérieure de la cornée.

Cette carte de différence montre clairement les rangs de calcul si l’on ne tient compte que de la puissance cornéenne sagittale.

Profondeur de chambre antérieure

Une carte montre la profondeur de la chambre antérieure en tout point. La distance entre la face postérieure de la cornée et l’iris est exprimée en millimètres. Il est possible de connaître la valeur en un point particulier.

La représentation du contour de la pupille et de son centre est systématiquement activée afin de faciliter la lecture de cette carte.

Cette représentation donne un aperçu rapide et simple des conditions réelles de la chambre antérieure.

Puissance réfractive de la face antérieure

La carte de puissance réfractive représente l’effet optique de la face antérieure de la cornée. Pour cela, elle utilise les distances focales plus que les rayons de courbure pour calculer la puissance réfractive. Ces distances focales sont calculées suivant la loi de Snell, et les aberrations sphériques sont déjà prises en compte. Les distances focales sont toujours données en terme de puissance, c’est-à-dire en dioptrie.

La différence entre la carte de puissance réfractive et la carte des rayons de courbure exprimée en dioptrie, devient évidente lorsque l’on considère le résultat obtenu dans le cas d’une sphère. La carte des rayons de courbure donnera une unique valeur de puissance car le rayon de courbure est le même en tout point.

 

 

Différentes cartes de représentation

 

Topométrie

Les cartes colorées représentent les rayons de courbure antérieurs et postérieurs de la cornée.
Un tableau regroupe les valeurs du facteur de forme cornéen suivant les quatre méridiens principaux, valeur moyenne des faces antérieures et postérieures calculées suivant le paramétrage choisi.

Bilan réfractif

Les cartes colorées représentent la topographie de la face antérieure de la cornée, la pachymétrie, et l’élévation de la face postérieure de la cornée. La progression de la pachymétrie, de l’algorithme de détection du kératocône, le facteur de forme de la face antérieure de la cornée suivant les quatre méridiens principaux, ainsi que sa moyenne y sont représentés.

Modéle 3 D plein écran

Il contient les représentations tridimensionnelles des surfaces principales du segment antérieur, c’est-à-dire des faces antérieures et postérieures de la cornée, l’iris et la face antérieure du cristallin. Il est conçu dans un but didactique pour le patient

Tomographie

Une modélisation virtuelle de la chambre antérieure peut être représentée.

Les avantages de la tomographie sont les suivants :

• la visualisation du segment antérieur de l’œil pour expliquer aux patients certaines pathologies ou dispositions.
• la visualisation par le médecin de défauts mineurs ou de dispositions particulières de la cornée ou de la chambre comme l’opacification d’un cristallin.

Cette représentation peut être déplacée dans toutes les directions. Il est possible de visualiser différents plans de coupe.

Cartes de comparaison

Le pentacam offre la possibilité de visualiser simultanément plusieurs examens d’un même patient afin de les comparer par exemple en pré-opératoire et post-opératoire.
Le logiciel calcule la différence entre deux représentations de même type choisies parmi toutes les représentations proposées.

 

 

 

Cartes multiples de représentation

 

L’utilisateur a le choix entre chacune des cartes entre les différentes représentations proposées. Cette représentation donne la possibilité de créer une impression personnalisée des résultats.

Quatre cartes réfractives

Elles ont été choisies afin d’obtenir un récapitulatif pratique des informations concernant la structure cornéenne. La carte reprend les informations du patient et de l’examen, les données kératométriques ainsi que les caractéristiques principales des deux faces de la cornée.

Quatre cartes topométriques

Les quatre cartes affichées sont fixées. Elles ont été choisies afin d’obtenir un récapitulatif pratique pour une consultation d’ordre général. Elles comprennent les topographies des faces antérieures et postérieures de la cornée ainsi que la pachymétrie.
Elle donne les informations nécessaires à un aperçu général de la cornée. Cette représentation est aussi pratique pour la surveillance d’anomalies cornéennes.

Quatre cartes de chambre antérieure

Elles ont été choisies afin d’obtenir un récapitulatif pratique des informations nécessaires à une chirurgie par implant de chambre antérieure ou à une chirurgie de glaucome.
La carte de profondeur de chambre antérieure facilite l’étude pré-opératoire et apporte une plus grande sécurité lors de la pose d’implants phaques. La carte de puissance cornéennes réelles et la topographie de la face antérieure de la cornée facilitent quant à elle la détection d’anomalies de forme de la cornée.

 

Les images Scheimpflug plein écran

 

Image Scheimpflug d’un examen 3D scan

Toutes les images Scheimpflug générées peuvent être visualisées individuellement. Elles sont numérotées et repérées par leur angle de coupe.
Une courbe de densitométrie peut être affichée. En cliquant en un point de cette ligne en pointillée avec le bouton gauche de la souris, la valeur densitométrie au point cliqué s’affiche sur le graphique vert et indique le degré d’opacification du cristallin.

En voici les principales caractéristiques :

• Évaluation densitométrique en un point donné

Chaque image Scheimpflug peut être visualisée en plein écran. La densitométrie du cristallin est évaluée sur une échelle allant de zéro à 100.
La quantification de la densitométrie commence automatiquement à l’apex cornéen. La courbe de densitométrie est affichée sur un diagramme. Les valeurs d’opacité du cristallin sont des valeurs objectives basées sur les niveaux de gris de l’image et représentées sous forme de pourcentage. 0 correspond à un cristallin sans aucune opacification, 100 correspond à un cristallin complètement opaque.

• Analyse densitométrique approfondie

Une analyse densitométrique approfondie de la densité du cristallin ou d’un implant peut être réalisée. La densitométrie peut être réalisée selon un segment ou selon une aire.

• Mesure manuelle

Le pentacam a une fonction de mesure manuelle de distance. Cette fonction tient compte de la distorsion optique due à la cornée et aux fluides contenus dans la chambre antérieure. Il est nécessaire d’utiliser le mode 3D scan pour accéder à cette fonction de mesure manuelle. Ces mesures peuvent être comparées relativement entre elles mais ne peuvent pas être considérées comme des mesures très précises en valeur absolue.

• Fonction zoom

La fonction zoom s’applique à l’image Scheimpflug sélectionnée. La partie grossie est affichée en tenant compte des conditions de visualisation afin d’améliorer l’évaluation de l’image.

 

 

Pentacam et implants : Programme de simulation d’implants phaques

 

Le programme de simulation de lentilles phaques intraoculaires est conçu pour assister les chirurgiens dans le bilan préopératoire à l’implantation d’un implant phaque de chambre antérieure.

Ce logiciel effectue un calcul automatique de la puissance respective de l’implant en fonction des données de réfraction subjective du patient. Le type et la puissance de l’implant peuvent être sélectionnés à partir d’une grande base de données.

L’implant sélectionné est placé automatiquement sur l’iris. La distance entre l’implant et l’endothélium est calculée automatiquement en tout point et affichée sous forme de cartes colorées. L’alignement de l’implant peut aussi être modifié manuellement par l’utilisateur.

Sélection de l’implant

Le logiciel a besoin de connaître les données de réfraction subjective pour les distances au vertex de 12 mm. La puissance réfractive de l’implant est calculée automatiquement en fonction de la réfraction subjective du patient.

Prédiction de la puissance de l’implant par rapport à l’âge

Comme la distance minimale entre l’implant et l’endothélium doit être étroitement surveillée, un module de simulation suivant l’âge a été ajouté.

Le logiciel suppose un déplacement de 18 µm par an du cristallin vers l’endothélium. Il s’ensuit donc un déplacement de l’iris de la cornée. L’âge du patient peut être changé. Suivant l’âge simulé le logiciel recalcule les distances sur l’image scheimpflug.

Simulation de l’implant sur les images scheimpflug

L’image scheimpflug avec la simulation de l’implant est affichée au milieu de l’écran. Le fabricant, le modèle et la puissance de l’implant sélectionné sont affichés en commentaire. La position de l’implant est simulée sur chaque image scheimpflug. Les distances minimales critiques affichées sont définies de la manière suivante :

• centre de l’optique antérieur de l’implant/ endothélium.
• bord optique gauche et droit de l’implant/ endothélium
• bord extérieur des haptiques gauches et droits/ endothélium.

Simulation colorée de l’implant

Des cartes colorées affichent la position de l’implant ainsi que les distances de l’implant et de l’iris par rapport au cristallin et la distance de l’implant par rapport à l’endothélium.

Distance minimale

Les distances minimales entre l’implant et les structures alentours sont calculées à partir du modèle 3D. C’est pourquoi, elles sont indépendantes de l’image scheimpflug visualisée et peuvent différer des mesures manuelles.

Les distances entre l’optique de l’implant, l’haptique, l’endothélium, l’ris, le cristallin peuvent être indiquées.
La direction de la convexité de l’iris est affichée sous deux formes :

• une direction correspondant à la valeur maximale de la convexité et exprimée sous forme d’un angle.
• une direction correspondant à la valeur moyenne de la convexité de l’iris et exprimée sous forme d’un angle.

L’axe visuel peut être indiqué manuellement si nécessaire. En cas d’excentricité importante, il peut être utile de centrer l’implant sur l’axe visuel.

Alignement manuel de l’implant

L’alignement manuel de l’implant permet de simuler différentes situations.

Plusieurs types de déplacements 3D sont possibles, soit à l’aide des boutons de déplacement, soit en entrant directement des valeurs numériques.

La rotation manuelle de l’implant autour de son axe optique peut être réalisée de même que le basculement manuel pour lequel l’axe et l’amplitude peut être choisie.

 

 

 

Pentacam et lentilles

 

Module d’adaptation de lentilles de contact

La mesure de la géométrie cornéenne est utile en cas d’adaptation de lentilles de contact. Sans contrainte, elle permet la pose d’une lentille et l’étude de son adaptation par simulation.

Les données obtenues sont les suivantes :

• Rayon de courbure le plus plat au centre
• Rayon de courbure le plus cambré au centre
• Moyenne arithmétique des deux rayons de courbure précédents
• Astigmatisme cornéen au centre
• Axes : direction du méridien le plus plat
• Excentricité moyenne de la cornée
• Différence de fixation : distance entre le centre de la pupille et le centre la topographie cornéenne

Les valeurs de la sphéricité cornéenne suivant les méridiens principaux sont affichées dans un tableau sous forme de valeurs du centre de la périphérie. La sphéricité moyenne est calculé et affiché pour chaque angle périphérique.

Sélection d’une lentille de contact

Les données géométriques de la cornée sont utilisées par le logiciel pour émettre des suggestions pour tous les types de lentille possible. Celles-ci sont ensuite affichées dans une liste de suggestions.

La liste est triée de façon à ce que les lentilles dont la géométrie s’adapte le mieux à la forme de la cornée soient situées en haut. Les suggestions concernant les lentilles souples sont toujours placées en fin de liste. Les paramètres de la première lentille sont automatiquement affichés dans les champs correspondants.

• Fabricant
• Lentille
• Rayon central
• Excentricité
• Toricité
• Diamètre

Chaque paramètre peut être modifié individuellement ou une autre lentille peut être essayée dans la liste des suggestions. Cependant il est possible de modifier les paramètres d’une lentille que si les paramètres désirés sont disponibles chez le fabricant.

Simulation de l’image fluo

Une simulation d’images fluo peut-être affichée et les paramètres suivants sont alors calculés:

• Distance entre la lentille et la cornée suivant les méridiens principaux
• Image simulée de la lentille sur la cornée

Le programme calcule les distances entre la lentille et la cornée sur la totalité de la surface de la cornée et présente le résultat sous forme d’une carte colorée utilisant des dégradés de vert. La valeur de chaque couleur est indiquée par une échelle colorée.

 

Pentacam et calcul d’implant pour la chirurgie de la cataracte

Rapport de Holiday

Ce rapport permet un calcul plus performant de puissance d’implant intraoculaire en utilisant des rayons de courbure équivalents, particulièrement dans le cas où les patients ont subi auparavant une chirurgie réfractive du type lasik, kératotomie radiaire ou PKR .

Le calcul du rayon de courbure équivalente est effectué à partir du centre pupillaire et non de l’apex cornéen, et de la carte de puissance réfractive.

Le rapport de Holiday comprend cinq cartes colorées et un champ numérique.

Les cartes colorées donnent un aperçu simple et rapide des conditions cornéennes :

• Puissance cornéenne
• Épaisseur cornéenne
• Carte tangentielle
• Pachymétrie relative
• Carte d’élévation de la face antérieure
• Carte d’élévation de la face postérieure
• Données du patient

 

Rayon de courbure équivalent

Ils sont calculés dans la zone des 4,5 mm autour du centre pupillaire ainsi que leur orientation. La kéatométrie moyenne Km est la moyenne arithmétique des rayons de courbure équivalent, K1 et K2. Ils peuvent être utilisés pour calculer la puissance réfractive d’un implant pour les patients ayant subi une chirurgie réfractive par le passé. Le calcul des rayons de courbure équivalent est basé sur le ratio entre les rayons des faces antérieures et postérieures de la cornée dans la zone des 4,5 mm.

Cette fonction est unique car le pentacam est le seul système actuellement disponible pour calculer avec une grande précision le centre de la cornée grâce à son principe d’acquisition par rotation.

L’asphéricité de la cornée dans la zone des 4,5 mm est aussi affichée.

 

(mis à jour le 11 septembre 2018 AH)